Une Française de 37 ans tuée par l'éboulement d'une colonne rocheuse en Cappadoce, sa mère dénonce des négligences
Cynthia Houpert, originaire de Dieppe, a perdu la vie jeudi 29 octobre 2026 dans l'effondrement d'une formation rocheuse en Turquie. Sa mère dénonce des négligences et demande des comptes aux autorités turques.
Une colonne rocheuse s'est effondrée jeudi 29 octobre 2026 sur le site de Göreme, en Cappadoce, en Turquie, au pied de ces formations de roche que le monde entier vient admirer. Vers 15 h 15, près du parking situé à l'entrée, une partie d'une cheminée de fée s'est détachée et a dégringolé sur les visiteurs. Cynthia Houpert, une Française de 37 ans originaire de Dieppe, figure parmi les victimes. Elle a été tuée sur le coup par la chute des pierres.
Le bilan fait état de trois morts, dont deux ressortissants turcs et la jeune Française, ainsi que de cinq blessés. Le ministre turc de la Justice, Akın Gürlek, avait d'abord annoncé deux décès avant que le gouverneur de Nevşehir, Hüseyin Kök, ne signale la découverte d'un troisième corps sous les décombres. Le gouverneur attribue l'éboulement à un glissement de terrain provoqué par les fortes pluies. Le parc national de Göreme, inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1985, a été fermé au public après le drame. Une enquête judiciaire a été ouverte pour déterminer les causes de l'accident et d'éventuelles responsabilités.
Le corps de la victime vient d'être rapatrié en France. Cynthia Houpert était en vacances avec son mari et leurs deux enfants, âgés de 4 et 7 ans. Le fils de 7 ans, grièvement blessé, est hospitalisé. Son mari, qui se trouvait un peu en avant, a vu la chute des pierres et a emmené les deux garçons à l'écart de la zone.
Catherine Houpert, la mère de la victime, raconte que sa fille a été touchée immédiatement par les pierres. Elle dénonce des négligences et affirme que le site aurait dû être fermé après les fortes pluies qui ont frappé la région. Sa colère vise désormais les autorités turques, auxquelles elle demande des comptes. Il s'agit de son point de vue, qui n'a pas encore été confirmé par l'enquête.
Ce drame n'est pas le premier sur ce site. Un éboulement y avait déjà eu lieu en 2024. Des associations dénoncent depuis longtemps la surexploitation de ces sites touristiques, et certains chercheurs demandent la fermeture de celui de Göreme. Zeynep Çöloğlu, architecte membre de la Plateforme environnementale pour la Cappadoce, affirme que les vibrations générées par la fréquentation nuisent aux cheminées de fées. Il s'agit d'une opinion d'expert associatif, et non d'une conclusion d'enquête.
Le ministère français des Affaires étrangères a exprimé sa grande tristesse, indiqué être en contact permanent avec la famille et présenté ses condoléances. Les causes exactes de l'effondrement et les responsabilités éventuelles restent à établir. Le bilan, qui repose sur des déclarations officielles turques, pourrait encore évoluer.